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Yaourt premium : Pot Verre ou PET ?

Si le polystyrène (PS) reste majoritaire pour les yaourts standards, le verre est parfois envisagé pour les segments plus haut de gamme pour lesquels la transparence du pot peut être un argument de vente. Mais le PET a lui aussi des arguments à faire valoir...

Quel emballage choisir pour se positionner de manière durable sur le segment des yaourts et desserts lactés premium ? C’est à cette question que les industriels ont aujourd’hui la difficile tâche de répondre, en tenant compte à la fois des attentes consommateurs, de l’impact environnemental de chaque solution et des contraintes financières et techniques en production.

 

Si le polystyrène (PS) reste majoritaire pour les yaourts standards, le verre est parfois envisagé pour les segments plus haut de gamme pour sa transparence qui mets en valeur la qualité du produit mais aussi parce que le verre est perçu comme un meilleur matériau  que le plastique dans l’esprit des consommateurs au niveau environnemental.

 

Mais le PET a lui aussi des arguments à faire valoir :

“ Sur le marché des yaourts et desserts frais, les segments hauts de gamme sont tirés par 2 tendances : la naturalité, qualité du lait, fruits bio, absence d’additifs, réduction du taux de sucre… et la sophistication des recettes, produits multicouches mélangeant les saveurs et les textures. “

Fabienne Chériaux - Responsable Marketing produits alimentaires chez Serac

Les 4 caractéristiques du PET

La transparence

Sur le marché des yaourts et desserts frais, des segments hauts de gamme, la transparence est un argument fort. Elle permet au consommateur de voir ce qu’il achète. Et jusqu’ici la réponse haut de gamme à ce besoin était le verre. Mais il est aujourd’hui possible de souffler des pots en PET pour obtenir une transparence et une brillance identique au verre, ce qui n’est pas encore tout à fait le cas pour les pots PET et PP (polypropylène) produits sur les machines FFS. Le PET soufflé a fait ses preuves sur le marché des bouteilles : 87,4% des bouteilles d’eau en Europe sont en PET contre 12,4% pour le verre*. Pourquoi ne pourrait-il pas en faire autant sur celui des pots ?

La résistance

C’est aussi un argument, face au verre mais également au polystyrène cristal. Le rapport poids/résistance du PET et sa bonne tenue aux chocs ont largement participé à son succès dans les bouteilles et permettent d’envisager ce matériau comme une alternative au PS choc et au PP.

La résistance est principalement un argument de confort, à la fois pour le distributeur et le consommateur : elle permet d’éviter la casse. Mais elle influe aussi sur un indicateur important de la performance environnementale et sociétale des entreprises agroalimentaires : le gaspillage. Car un pot cassé c’est un yaourt perdu.

80 g

Poids moyen d’un pot en verre contre 5 g pour un pot en PET.

1 500°C

Température des fours pour produire du verre. La température de fusion du PET est de l’ordre de 245°C

La légèreté

Le PET a une densité de 1,3 à 1,4 contre 2,5 pour le verre. Ce qui signifie que même en ayant des parois aussi fines que les pots plastiques, les pots en verre seraient encore presque deux fois plus lourds. Dans la réalité l’écart est bien plus important : 4 à 5 g pour un pot en plastique contre 80 g pour un pot en verre.

Un poids qui a des conséquences sur la partie transport du bilan carbone d’un produit. Approvisionner des pots en verre, les expédier jusqu’au point de vente puis les collecter et les amener jusqu’à l’installation de recyclage émet plus de CO2 que de réaliser le même cycle avec un pot PET. Surtout si celui-ci est fabriqué dans l’usine de conditionnement.

Et le bilan carbone pourrait être encore plus favorable au PET si l’on tient compte de l’énergie nécessaire à sa fabrication. Sa température de fusion est en effet de 245°C alors que le verre est produit dans des fours à 1500°C. Reste la dépendance de ce matériau aux matières fossiles mais là encore les choses progressent, avec des entreprises comme Origin Materials qui savent déjà produire du PET à base de cellulose.

La recyclabilité

Le verre est, dans l’esprit des consommateurs, un « bon » matériau sur le plan des déchets. Il est connu pour être recyclable à l’infini et sa collecte est bien organisée depuis des années. Il peut même être utilisé dans un système de consigne. Selon une étude de la FEVE** 85% des européens le recommanderaient comme matériau d’emballage.

Mais du côté du PET, l’économie circulaire s’organise. Le PET est 100% recyclable et le rPET est agréé pour le contact alimentaire. Déjà utilisé dans des filières « bottle to bottle » , il pourrait très bien l’être dans des filières « cup to cup » pour atteindre des taux de recyclage équivalents à ceux du verre.

Transparence, légèreté, résistance, recyclabilité : 4 caractéristiques qui, si elles sont réunies, permettent d’offrir un emballage à la fois qualitatif et responsable et pour lesquelles le PET est très bien placé.

 

* Source Petcore Europe/Global data
** FEVE : the European Container Glass Federation

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